Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /Avr /2008 17:49

Ca faisait longtemps que je n’avais pas écris dans le secteur. Une raison particulière ? Pas vraiment. Peut-être une petite déprime de quelques mois (qui se poursuit, je vous rassure) et un manque de temps chronique ainsi qu’une flemmingite aiguë. Promis, je ferai plus d’efforts à l’avenir. Pour me faire pardonner, je vais m’abaisser à répondre à ce genre de questionnaires débiles qui traînaillent dans les tréfonds de votre messagerie. Oui, je sais, c’est une punition trop horrible et difficilement supportable pour ma frêle carcasse mais bon, je me jette. Je promet, en plus, de répondre à toutes les questions, dans ma grande bonté.

Surnom : En ce moment, tout le monde m’appelle Mouche pour des raisons professionnels. L’habituel « Guigui » est bien sûr, toujours de rigueur.

Prénom : Guillaume.

Ville d'habitation : Poissy.

Lieu et date de naissance : Je suis persuadé d’être un extraterrestre. Si je devais émettre une hypothèse, quelque part dans Alpha du Centaure.

Emploi actuel : étudiant.

De quoi ne pouvez-vous pas vous passer : j’aurais été tenté de dire l’écriture mais ayant déposé ma plume pendant plus d’un mois, ma réponse sera : rien.

Ce à quoi vous tenez le plus sur Terre : Bonne question. Certaines personnes. Le lien social, y a rien de mieux pour éviter de se suicider.

Votre émission de TV favorite : La messe le dimanche matin, après les dessins animés sur France 3.

Votre série de TV favorite : Battlestar Galactica, sans l’ombre d’une hésitation.

Votre acteur préféré : Tony Leung Chiu-Wai, Edward Norton, Aaron Eckhart, Tadanobu Asano.

Votre actrice préféré : Maggie Cheung.

Ce que vous avez en fond d'écran : un dessin de Bruce Timm ayant pour thème les mésaventures amoureuses semble-t-il. Une fille qui embrasse avec maladresse un crapaud, un marié qui brandit une hache dans le dos de la mariée en pleurs et en bas à droite, un personnage me ressemblant très étrangement, qui observe deux tourtereaux. Il semble être amoureux du personnage féminin. Vous comprendrez le parallèle avec ma vie sentimentale.

Le livre que vous lisez actuellement : Y a pas très longtemps, je lisais le roman graphique Sin City de ce fucking bastard de Frank Miller récemment, une merveille. Je vais débuter le tome 0 du clan des Otori dans pas longtemps.

Votre jeu préféré : Je cherche un jeu bien intellectuel mais j’en trouve pas alors je vais dire des jeux de rôles entre potes. C’est toujours très sympa.

Votre odeur favorite : l’odeur du printemps.

L'odeur que vous détestez : le napalm.

Votre parfum : je ne mets pas de parfum, je sens naturellement bon.

Le sentiment le plus nul qui soit : le racisme !!! Nan, je déconne. Ca me fait toujours rire ce genre de réponse sachant que le concept racial est totalement débile et qu’admettre l’existence du racisme, c’est admettre l’existence de races. On parle d’ethnophobie. Et puis, pourquoi un sentiment serait « nul » ? Ce quoi cette optique à deux sous de nullité d’un état psychique ?

Quoi ? J’ai promis de me livrer à ce questionnaire bidon sans râler ? Vraiment ? Bon bah je dirais… la haine ? Non, tout le monde est haineux et la haine se décline en une multitude de formes toutes plus fourbes les unes que les autres. Chaque être humain éprouve cette palette de sensations, c’est normal. Ah, tiens, j’ai trouvé. L’indifférence. A ne pas confondre avec la timidité.

Le sentiment le plus beau qui soit : L’amour ET la tristesse. Ils sont indissociables.

Le plus important dans la vie : Le bonheur.

Le plus important dans VOTRE vie : Avoir accès au bonheur… et c’est pas gagné.

Ce qui vous énerve le plus : En ce moment, moi-même.

L'endroit où vous préférez passer vos vacances : Une plage et des vagues à faire bander Bodhi.

Votre chanson favorite : Il y en a beaucoup. En ce moment, je dirai dans 150 ans de Raphaël.

Quelle est la première personne à qui vous pensez en vous réveillant : En ce moment, à une demoiselle.

Quelle est la dernière chose que vous faites avant de dormir : Je ferme les yeux.

Quelle est votre instrument favori pour écrire : le clavier.

La chose dont vous êtes le plus fier : ma dernière prestation scénique ? Peut-être trop prétentieux. Bah, après tout, je le suis déjà.

La chose dont vous êtes le moins fier : ma froideur.

Votre plus grosse honte : ma méchanceté.

Votre plus grande gloire : J’en ai pas à ma connaissance.

Avez-vous déjà été coupable d'un crime : non, il me semble pas.

Avez-vous déjà sauvé une vie : pas à ma connaissance. Enfin, qui sait, put être.

Chocolat ou vanille : Vanille.

Mangez-vous les tiges des brocolis : J’évite.

Pain ou bacon : Pain, c’est plus sain.

Beurre ou confiture : Confiture.

Couscous ou choucroute : Couscous. Mais c’est bien parce que je suis forcé de répondre.

Aimez-vous conduire : Non. Les voitures, ça rend paresseux.

Dormez-vous avec un animal : Non.

Avez-vous un porte-bonheur : Non.

Orage .... cool ou effrayant : Fascinant serait un terme plus approprié.

Si vous pouviez rencontrer une personne de votre choix, morte ou vivante, qui serait-ce :

Êtes-vous droitier ou gaucher : gaucher.

Quelle est la voiture de vos rêves : Aucune.

Votre sport préféré : La boxe.


Quelle genre de déodorant utilisez-vous : Stick Williams peau sensible.

Gel douche favori : Savon, sauvegardons la planète.

Avez-vous déjà été amoureux : Il me semble, oui.

Êtes-vous amoureux : Peut-être bien. Vous savez, l’amour est un sentiment complexe.

Avez-vous déjà aimé quelqu'un au point d'en pleurer : Oui, bien sûr. C’est normal, ça.

Avez-vous déjà trompé votre partenaire : Non.

Célibataire, marié, divorcé : Célibataire depuis février.

Avez-vous un sérieux penchant pour quelqu'un sur le net : Non.

Q’est-ce que tu fais sur le net : là, j’écoute de la musique.

Votre heure de coucher : très variable.

Votre heure de lever : entre 7h00 et 9h00.

Votre type de fille : pff… Je suis obligé de répondre, là ? Oui ? Rooo… Aucun genre particulier, je ne suis pas un être réducteur.

Votre type de mec : Je fais pas dans la gente masculine.

Toutou ou doudou : Je m’interroge parfois sur l’état mental de ceux qui font ces questionnaires. Comment vous voulez que je réponde à ça ? Ni l’un ni l’autre. Réponse bateau mais tant pis.

Votre dernier mensonge : M’en rappelle plus. Pas que ça remonte mais vu que l’homme passe son temps à mentir et à se mentir.

Avec qui rêvez-vous de coucher : Madre de Dios. Non, pas avec Marie. Les fantasmes ne sont pas fais pour être révélés.

Un cadeau pas cher qui vous ferait plaisir : Un chapeau de cowboy blanc.

Le cadeau de vos rêves : Le bonheur.

Une citation de votre choix : De notre ami Woody Allen : «La vie n’imite pas l’art, elle imite la mauvaise télévision.»

A quel point aimez-vous votre travail : Je n’aime pas mon travail.

Avez-vous déjà été dans un accident de voiture : Non.

Quelle est la couleur de vos chaussettes : Blanche, généralement.

Combien de fois avez-vous failli mourir : Beaucoup, sûrement.

Dans quel genre de magasins videriez-vous votre carte de crédit : Je ne vide pas ma carte de crédit.

Que faites-vous quand vous êtes énervé : Je sers les dents.

Meilleure chose au monde qui vous soit arrivé : C’est bon aujourd’hui d’être en vie.

La dernière chose que vous aimeriez faire avant de mourir : Être heureux.

A quoi pensez-vous là tout de suite : A une chanson.

Fumez-vous : Non.

Vous droguez-vous : Bah voui, bien sûr. Et je l’affirme avec fierté dans les lignes d’un questionnaire débile.

Slip ou caleçon : Les deux >_<.

Lit 1 ou 2 places : 2 places.

Comment dormez-vous : En fermant les yeux.

Sel ou poivre : Ni l’un ni l’autre.

Votre pseudo sur le net : J’en ai pas pour le moment.

Quelqu'un de dingue que vous connaissez : Moi, dis-t-on.

Que cherchez-vous chez une fille : Elle.

La pire chose que vous ayez fait dans votre vie : Mes regrets…

Pokémon le plus mignon : Là, vous pouvez constater que je n’ai pas effacé quelques questions en cours de route. Forcé de répondre, je dirai en puisant dans ma mémoire sclérosée : Sabelette. C’est bien ça ?

Votre avenir : Aucune idée.

Votre équipe de foot favori : Je n’aime pas le foot.

Ce que vous n'appréciez pas chez une fille : Pas de généralité. Les individus ne sont pas semblables, les filles n’ont plus. Elles n’ont pas des défauts ou des qualités programmés, me semble-t-il.

Ce que vous appréciez chez une fille : idem.

Ce que vous n'appréciez pas chez un garçon : idem.

Meilleurs amis : Je dois citer des noms ? Florent qui doit être mon plus vieux pote. Vincent, bien qu’on est souvent des différents. Romain, mon confident. Mes autres personnalités.

Maison ou appartement : Maison.

Ce que vous pensez des filles qui font le premier pas : C’est cool.

Ce que vous pensez des filles en général : Ce que je pense des gens en général.

Ce que vous pensez des garçons en général : idem.

Or ou argent : Ni l’un ni l’autre.

Pensez-vous que l'argent puisse faire le bonheur : si ça serait le cas, vous pensez vraiment que la Terre serait peuplé de gens malheureux ?

Votre devise : Je suis trop changeant pour avoir une devise.

Votre rêve ou espoir secret : Être heureux. Mais j’ai pas encore trouver la clef pour y arriver.

De quoi avez-vous le plus peur : De moi.

L’œuf ou la poule : Dans mon assiette.

Si vous étiez invité à un bal costumé, quel costume choisiriez-vous : un masque de loup.

Que se passe-t-il à minuit : Il est 7h00 à Bangkok.

Le dernier film que vous étiez voir au ciné : 3:10 pour Yuma.

Êtes-vous croyant : Non. J’aimerais l’être pourtant. Ca me faciliterait la vie.

Ce que vous préférez dans votre physique : Ma barbe ^^. Non, mes yeux.

Votre gâteau préféré : Tarte à la rhubarbe.

Votre héros : Je vais changer la question, tiens : votre super-héros préféré ? … Non, mieux : vos super-héros préférés ? Nightwing, Wolvie, Œil de Faucon, Steelman ^^, Olympia (Powers), Captain America, parce qu’il est mort, Scarlett Spidey, Deadpool.

Votre modèle dans la vie : Personne ou tout le monde. Je suis du genre lunatique.

Avez-vous un don quelconque : Je suis un écrivain mélancolique.

Pensez-vous que la vie vaut la peine d'être vécue : Donne-moi le revolver pendant que t’y es.

Que préférez-vous chez votre meilleur ami que vous ne trouverez pas chez les autres : Je n’ai pas de meilleur ami.

Que pensez-vous de ce questionnaire : Ne me tendez pas la perche.

Comment ça va en ce moment : petite forme.

L'endroit où vous aimeriez être en ce moment : Sur une plage d’une île déserte et avec le reste du cliché en prime.

Pensez-vous qu'on a tous une âme sœur dans le monde : C’est une idée romantique.

Votre avantage sur les autres : Je suis prétentieux mais n’aime pas l’être donc : aucun.

Ce que vous regrettez : Beaucoup de choses.

Ce que vous changeriez dans votre physique : Rien.

Avez-vous souvent des fous rires : Des fois.

Y a quoi derrière toi : Un lit.

Le mot de la fin : Good Luck.

Par Lex
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 18:44

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Shiina Ringo... Shiina Ringo... Une pomme magnifique à croquer sans modération, voilà tout ce qu'il faut retenir de cette princesse, douce chimère au visage d’ange dotée d’une voix qui n’a pas son pareil pour vous envoûter à jamais… Avant que vous ne vous mépreniez sur mon compte et que vous ne m’imaginiez en fan boy désuet d’une obscure Pop Idol sortie du fin fond de sa campagne d’Hokkaido, j’aimerais préciser l’originalité et la magnificence de la demoiselle qui surclasse toutes ces pimbêches de seize ans faisant fantasmer les vieux pervers et les petites filles. J’aimerais vous parler d’une véritable artiste et je n’ai pas peur de m’avancer sur ce terme. Shiina est une perle rare qui s’épanouit pleinement sur la scène musicale japonaise. Visitant tout les styles, du jazzy-rock à l’éléctro saturé en passant par le classique et j’en passe, la demoiselle nous ouvre les portes d’un monde déjanté et fascinant, dont on ressort ivre de plaisir, gorgé d’un nectar sublime et pittoresque. Car c’est un voyage que d’écouter cette déesse du chant. Suivre ses notes éraillées, c’est suivre un chemin qui nous mène vers une terre inconnue et hallucinée. Oui, Shiina, c’est tout ça à la fois.

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Mais vous remarquerez que le nom de ma muse n’apparaît par dans le titre de cet article et c’est normal puisque Shiina a formé en 2004 avec ses talentueux musiciens le groupe nommé Tokyo Jihen mis en avant par la belle pour notre bon plaisir. Bien sûr, l’on aime ou l’on aime pas, après tout est une question d’orientation musicale. Mais je ne pouvais ne pas parler de celle qui m’inspire comme nul autre artiste n’y parviendra jamais. Et ça suffit à mon bonheur.

Voici pour vos petites oreilles délicates :  

  - Souretsu :

  - Gunjyou Hyori et autres : 

Par Lex - Publié dans : Musique
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Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /Oct /2007 16:47
Un poste plus bas, je vous ai parlé d’Asano Tadanobu, acteur nippon que j’apprécie grandement. Aujourd’hui, c’est d’une autre icône du cinéma japonais et international dont je souhaiterais faire le portrait, à savoir Watanabe Ken. C’est presque autant pour son charisme naturel que pour son talent que j’aime cet acteur. Fan de la première heure du Last Samurai d’Edward Zwick (oui, j’ai honte), je découvrais cet acteur pour la première fois et me rappelle avoir été impressionné par sa prestance et son aura presque surnaturel. Notre ami scientologue n’avait qu’à aller se rhabiller, il ne tenait pas une seconde face à lui. 

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Ayant mûri depuis et n’ayant plus cette vision candide du Japon, Ken m’apparaît sous une forme certes différente mais toujours emprunte de cette naïveté que j’avais d’antan. Je reste toujours moitié fasciné, moitié admiratif devant son jeu et sa prestance. Longtemps, il est resté mon acteur préféré et peut-être l’est-il toujours. Certes, il a cédé aux sirènes d’Hollywood, mais je lui pardonne car je suis toujours heureux d’entendre parler d’un japonais en tête d’affiche d’une réalisation occidentale. C’est si rare. Et puis n’oublions pas qu’il tient le rôle principal du sublime Lettres d’Iwo Jima, une pure merveille cinématographique réalisée par Clint Eastwood qui relate la sanglante bataille d’Iwo Jima vu à travers les yeux des soldats de l’armée impériale. Citons également Mémoires d’une Geisha, vivement critiqué pour bien souvent peu de choses mais qui m’a laissé rêveur à la sorti du cinéma. Pour moi, Ken incarne une image forte et fascinante qui en font un individu d’une grande sincérité à l’écran.

Petite filmographie :


2006 : Lettres d'Iwo Jima, de Clint Eastwood 
  rôle : Général Tadamichi Kuribayashi

2005 : Kita no Zeronen, de Isao Yukisada
  rôle : Hideaki Komatsubara

2004 : Mémoires d'une Geisha, de Rob Marsall
  rôle : le président

2004 : Batman Begins, de Christopher Nolan
  rôle : un mec inutile qui n'est pas Ra's al Ghul

2003 : le Dernier Samouraï, de Edward Zwick
  rôle : Katsumoto, un Saigo Takamori américanisé

2001 : Sennen no koi - Hikaru Genj monogatari, de Tonko Horikawa
  rôle : Fujiwara Michinaga

1991 : Bakumatsu jyunjyoden, de Mitsuyki Yakushiji
  rôle : Ryouma Sakamoto

1986 :
La mer et le poison, de Kei Kumai
  rôle : Toda

1984 : Setouchi shonen yakyu dan, de Masahiro Shinoda
  rôle : Tetsuo

Par Lex - Publié dans : Portraits d'artistes
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Samedi 6 octobre 2007 6 06 /10 /Oct /2007 15:10

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Tout le monde connaît le « Stonien » Platoon avec Charlie Sheen ou bien le génialissime Apocalypse Now au casting envoûtant avec notamment Martin Sheen (le père du précédent). Le point commun entre ces deux monuments du cinéma ? Le Vietnam, bien sûr. Un traumatisme qui marquera en profondeur l'Amérique et les années Johnson et Nixon et remettra en cause le modèle libérale et interventionniste, la puissance américaine jugée par l'opinion publique comme l'agresseur d'un petit peuple comme le montrera DeGaulle lors de son voyage au Cambodge, en dénonçant ouvertement cette "sale guerre". C’est cet éléctro-choc social que j’ai voulu retranscrire dans ma nouvelle, écrite un soir sous l’influence des Doors. Là voici :

Returns No Vietnam.

« La jungle. Cette foutue jungle nous entoure, nous compresse, nous suce jusqu’à la moelle. Elle pénètre nos âmes et nous détruit de l’intérieur. Je ne connais rien de moins sournois que cette jungle. Omniprésente, elle est partout et nulle part, dans nos pensées comme dans le monde réel. Quoi qu’on fasse, elle réussi à nous saisir et nous brise sans le moindre état d’âme. Cette omniprésence me rend fou. Elle nous rend tous fou, d‘ailleurs. Ce ne sont pas les soldats adverses notre principale crainte, ici. Non, c’est cette jungle. C’est elle notre pire ennemie. Elle nous tue à petit feu. Perfide, cruelle, elle est la souffrance incarnée. Les hurlements de mes compagnons dévorés par le paludisme n’en sont que l’exemple le plus criant.

Les moustiques. Ce sont ses plus dignes représentants. Milliers de petites créatures hostiles, des soldats zélés armés jusqu’aux dents qui fondent sur leur proie comme un seul être, organisés en escadrons de la mort sans pitié. Ces bestioles ne font plus qu’un lorsqu’elle attaquent et là, nul espoir de s’en sortir. Les piqûres se suivent pendant de longues minutes et le ballet ne s’arrête jamais malgré nos efforts désespérés pour écarter la nuée qui nous assaille. Mais ce n’est rien comparé à la douleur qui nous prend les nuits suivantes, lorsqu’on commence à ressentir les premiers effets de la malaria qui s’insinue dans chaque parcelle de notre corps et nous ronge comme un acide corrosif. Après vient la fièvre qui nous plonge dans des délires atrocement réels, des rêves sans sens qui en prenne brusquement dans nos cerveaux malades. Plus efficace que du LSD. Plus dévastateur aussi. On ne survie que rarement au paludisme. Car cette maladie nous détruit de fond en comble. Lorsque les fièvres ne nous ont pas emportés vers l’au-delà, c’est la diarrhée qui nous détruit les intestins. Après s’être fait bouffer les entrailles, la fièvre nous reprend de plus belle et cette fois, aucune chance de s’en sortir.

Moi, j’ai eu la chance d’être épargné de ce côté là. Les moustiques ne semblent pas aimer le goût de mon sang et je ne m’en pleins pas. J’ai bien assez de problèmes pour qu’en plus, je chope cette cochonnerie de palu. Quand je suis arrivé ici, j’ai bien cru que j’allais crever. Ce jour là, je fus accueilli par des trombes d’eaux. Les cieux ne cessèrent de verser leurs larmes que trois semaines plus tard, trois longues semaines où l’inaction engendrait la peur et le malaise.

Ce fut lors de la seconde patrouille à laquelle je participais que je les rencontrais pour la première fois. Le sergent qui nous commandait avait ordonné le bivouac pour la nuit. Ils profitèrent de notre sommeil pour surgir de la nuit. Ils étaient six. Des éclaireurs faiblement armés. Sans doute nous avaient-ils collé aux basks toute la journée d’hier. Je ne pense pas qu’ils nous auraient attaqués mais, ça, j’en serrai jamais sûr. Une sentinelle cachée dans un arbre les a repéré et a donné l’alerte et ce fut un bain de sang. Pas un ne survécut. Je me rappelle encore de leurs visages à peine surpris lorsque les mitraillettes les descendirent et qu’ils s’écroulèrent comme des poupées de chiffon. Ils s’étaient préparés à mourir.

Voilà peut être pourquoi ils ont tant l’avantage sur nous. En plus de cela, ils ont pactisé avec la jungle et s’en sont fait un allié de choix. Un allié qui ne les trahit jamais. Ils comprennent cet enfer tropicale parce qu’ils y ont grandi. Pour nous, nulle question de s’habituer à ça. C’est impossible. Nous sommes des étrangers ici. Nous ne comprenons pas cette jungle et nous ne voulons pas la comprendre. Non, surtout pas. Elle nous détruit, cette foutue jungle. Elle nous massacre avec une lenteur malsaine, comme une araignée qui s’amuse avec un insecte pris dans sa toile. Patiemment, elle nous enroule dans un complexe cocon de souffrance puis nous dévore miette après miette. Cette jungle me tue, ouais. Elle nous tue tous. Elle nous aura jusqu’au dernier. Et même quand cette guerre prendra fin - si elle prend fin un jour - la jungle nous poursuivra dans nos cauchemars au pays puis elle nous bouffera. On crèvera tous, ouais. On crèvera tous de ça. Finalement quoi qu’on fasse, la jungle nous rattrape toujours. Même cette pipe à eau que j’ai dans les mains ne me ferra pas oublier la souffrance que cette jungle continue d’alimenter en moi en permanence. Elle a réussi sa mission. Bien mieux que nos adversaires humains. Elle a réussi à nous détruire totalement. Elle a noirci nos âmes à jamais. Elle a dévoré nos cœurs et nos pensées. Bientôt, on ne serra plus que des squelettes ambulants. Des squelettes sans vie. Des morts vivants en quête d’un ailleurs qui nous ferra toujours revenir vers cette foutue jungle. Les lianes, la boue, les insectes qui se faufilent dans nos vêtements, qui nous bouffent tout cru, la chaleur, la peur qui nous tenaille sans cesse. Oui, la peur. Le malaise général qui nous gagne. La paranoïa qui nous conduit à des atrocités. La jungle produit des effets tellement terribles sur nous. Elle ne nous laisse aucun repos. Pas le moindre repos, non. Elle ne nous en laissera jamais et continuera sans cesse à nous hanter jusqu’à notre mort. Et ce n’est guère le napalm qui y changera grand chose. Cette jungle a beau brûler, ne devenir qu’un petit amas de cendres, elle n’en reste pas moins toujours aussi redoutable. La jungle, c’est dans nos têtes qu’elle vit. Elle contrôle nos pensées et nous oblige à penser toujours à ça. A cette putain de guerre. A ces populations massacrées, à ces gosses brûlés par les lances-flammes et le napalm, à ces gamines violées, à ces villageois exécutés pour un rien. Oui, la jungle nous fait revivre en boucle cette sombre partie de notre vie comme un vieux disque rayé qui se répète indéfiniment.

Allez. Oublions un court instant cette horreur. Allez, sombrons dans les bras de Morphée aux allures de LSD. Partons. Quittons tout ça, oui. Fuyons. Fuyons.

Pourtant, elle est toujours là. Elle nous guette. Même nos délires de drogués ressemblent traits pour traits à cette foutue jungle ! »

Par Lex - Publié dans : Nouvelles diverses
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 19:47

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Pour ce second article, je souhaite évoquer l'acteur sans doute le plus représentatif de cette nouvelle génération qu'est la « nouvelle vague japonaise ». Capable de jouer le plus psychotique des tordus sadomasochistes (Ichi the Killer), un ronin déchu (Zatoichi) ou un jeune cuisinier tourmenté par la mort de sa maîtresse (Vagues invisibles) avec la même prestance, l’acteur nippon trimballe sa carcasse dégingandée de Macau aux steppes de Mongolie en passant par la Thaïlande et l’asile de fous. Courtisés par les plus grands noms du cinéma japonais tel Kitano Takeshi ou Oshima Nagisa, il intéresse également le cinéma étranger mais certes pas Hollywood. Ce mirage ne l’intéresse pas. Il préfère donner sa confiance au talentueux réalisateur thaïlandais, Pen-ek Ratanaruang qui le met en scène dans Vagues Invisibles et Last Life in the Universe. Tadanobu s’illustre donc par un jeu très simple mais d’une profondeur incontestée doublés d’un charisme naturel et envoûtant qui met à l’aise ou nous donne des sueurs froides. Les acteurs de sa trempe sont rares et c’est pour cette raison qu’Asano Tadanobu figure en haut de la liste de mes acteurs préférés.

Une citation : "A mes yeux, les plus beaux films sont ceux qui s'inspirent de la peinture, de la musique et de la poésie."

Par Lex - Publié dans : Portraits d'artistes
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /Sep /2007 15:23
Nous sommes le 3 septembre 2007 et je lance la bouteille sur la coque du navire. Espérons que cela me portera chance ! Et oui, c’est aujourd’hui que j’inaugure ce petit coin du net, minuscule îlot perdu dans l’immensité de la Toile. Votre souris a peut être échoué ici par hasard ou par chance, qui sait. Mais maintenant que vous foulez le sable blanc virtuel qui parsème la plage, autant faire une halte avant de reprendre le voyage.

Je m’appelle Guillaume, aussi connu sous plusieurs pseudonymes que je ne citerai pas ici au risque de saturer l’espace, et je suis un écrivain « amateur » dont la grande passion est... Allons... Vous trouvez pas ? Encore quelques secondes... Tong ! Perdu. Bon, je reprends pour ceux qui suivaient pas. Ma grande passion est donc l’écriture. J’aime écrire, inventer des histoires, créer et façonner des personnages et leur faire vivre des aventures sorties de mon imagination féconde. Cette passion sature ma vie sociale mais c’est plus fort que moi, quand je n’écris pas, je déprime (quand j’écris, je déprime aussi de temps en temps mais un autre poste sera réservé à ma psychologie instable.) Cette passion dévorante, donc, s’exprime sur le papier virtuel de mon ordinateur. Quelques nouvelles ponctuent ma bibliographie peu chargée mais mon job d’auteur sur un site dénommé Urban Comics (le lien est disponible dans les « liens » du blog) a donné naissance à mes bébés préférés, sous forme de séries épisodiques.

Ce blog parlera donc de mes projets artistiques, de mes idées et un peu de moi. Vous aurez également droit à la parution de certains de mes récits de temps à autres.

Voilà. La présentation est achevée. Qu’ajouter de plus ? Ah oui. J’aime les comics. L’Asie. Les grandes étendues désertiques. L’espace. Les chats. Me mordre de temps en temps. La gente féminine. Les héros de pulps. Quelques séries télévisées digne d’intérêt. Le cinéma. La diversité culturelle et humaine qui me passionnent depuis que je ne suis plus un asocial.

Si vous n’avez pas déjà rembarqué et quitté mon île, je vous souhaite donc la bienvenue à toutes et à tous ! 
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Par Lex
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